L Lampion : lampe. Langue : « Tiens ta langue au chaud » (tu ferais mieux de te taire). Lankrok : manteau, du Fl lang rok (longue robe). Lapeteute : lent, mou. Lapt'che : pièce de raccomodage, morceau de tissu, du Fl lapje. Lard : porc, « un bisteck de lard » (une escalope de porc). Lée : couloir, allée. Leuche : (dans : avoir un...) faire une touche, avoir le béguin, avoir envie. Leughenaer (tour du) : tour du menteur, du Fl leugenaere. Leukebonne : chanceux, veinard, racine fla- mande lukken (réussir). Leule ou leuleman ou leulebrouck : attardé, traînard, du FI lullen ou leullen traîner + man (homme) ou broek (culotte). Leulecouste : trainard. Leuleficage : action de compliquer les choses, « faire des leuleficages ». Leuler : traîner, parler pour ne rien dire, radoter, du Fl lullen ou leullen (traîner). Lire le mal en bas : réciter une prière pour obtenir une guérison. « Le guérisseur lit le mal en bas », flandricisme, traduction litté- rale de « af-lezen » (lire en bas). Leut'che : plaisir « On a eu bien du leut'che , (on s'est bien amusé), du Fl leutje diminutif de leute. « Me leute, me leute » (Qu'est-ce qu'on s'amuse). Lévier (un) : évier. Live'tche : diminutif d'amour, « mon li- ve'tche » mon amoureux, du Fl. Lokeskôt (faire un) : faire l'amour (litt. tirer un coup), du Fl los een schot (tirer un coup). Loque : « avoir sa loque » (être ivre), du Français : on a la parole embarrassée comme si on avait une loque dans la bouche. Forme accentuée : « avoir une loque à son cul » / « Elle a ses loques » (elle a ses règles) / « I' tremble dans ses loques » (il a peur). Loquetête : à l'origine il s'agissait d'une sorte de tétine faite d'un morceau de toile dans laquelle on mettait du pain. On donnait cela à sucer aux enfants pour tromper leur faim. Par extension : quelqu'un d'un peu bêbête. « Espèce de grand loquetête » du Fl lokke- tetje. Lot (un beau m'tit) : une belle fille. Louise'ke : diminutif de Louise. Loupe : lèvre, moue, du Fl régional. Luche : diminutif de Lucien. Ludres : langes. |